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Actualités / 02 juin 2015

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La présidente du Parlement grec demande un moratoire jusqu'à la fin de l'audit du Comité de la Dette publique

Zoe Konstantopoulou, présidente du Parlement grec, a évoqué la situation en Grèce, son passé récent et, surtout, les actions à mener. Elle a expliqué comment "l'austérité tue", non...

Zoe Konstantopoulou, présidente du Parlement grec, a évoqué la situation en Grèce, son passé récent et, surtout, les actions à mener. Elle a expliqué comment "l'austérité tue", non seulement les gens, mais les droits acquis, la démocratie et tout ce qu’elle récupère sur son sillage. Elle a donné les détails de la crise profonde humanitaire qu’a laissé ces 5 ans d'austérité "imposée par des méthodes antidémocratiques". Elle a aussi évoqué les privatisations d'entreprises publiques et de biens publics réalisés par le précédent gouvernement, qui s’apparentent plus à des « donations » et non des privatisations de part les conditions scandaleuses dans lesquelles elles ont été réalisées.

 

Ensuite Konstantopoulou a analysé la victoire de Syriza et comment les gens ont voté contre l'austérité, pour les droits et pour la démocratie "pour que ne se perpétue pas l'austérité imposée avec comme excuse de payer une dette illégitime, illégale et odieuse". Elle a  aussi parlé du Comité de la Dette publique créé en Grèce pour servir au droit fondamental du peuple de savoir exactement en quoi cette dette consiste. C'est la première fois qu'un pays mène un audit de ce type. Sur ce point elle a revendiqué que "la solution rationnelle et éthique pour tous ceux qui s'intéressent à la vérité et la justice est de donner à la Grèce un moratoire jusqu'à ce que la commission finisse l’audit ».

La présidente du Parlement grec a expliqué comment le gouvernement de Syriza a essayé de rétablir la justice et l'état social, en énumérant certaines des lois approuvées pour combattre la crise humanitaire et la corruption. Elle a revendiqué que "la lutte du peuple grec est la lutte de toute Europe et de tout le monde, la lutte pour les générations futures". Elle a dit que la démocratie et la paix était en jeu, et que "l'Europe peut devenir une Europe de la prospérité et une Europe des peuples ou une Europe du totalitarisme économique qui croit seulement au néo-colonialisme économique ».

Au nom du Parlement, du peuple grec, et du gouvernement, elle a demandé la solidarité européenne, qui est celle qui a le pouvoir de convaincre et de vaincre, les mêmes mots qu'elle a utilisé pour finir avec fermeté entre de nombreux applaudissements : "Je suis convaincue que nous vaincrons! ».

Lors de la plénière d'ouverture, sous le titre de « Stop à l'austérité. Notre objectif : le développement humain en Europe" ont aussi participé Emmanuelle Cosse (Secrétariat Général du groupe parlementaire européen des Verts), Pouria Amirshahi (Député PS), Angelo Basile (Secrétaire de la FGTB MWB belge), Philippe Van Keirsbilck (Coordinateur de l'Alter Summit, Belgique), Herve Falciani (affaire du listing HSBC) et Graziella Raso (qui a parlé de la lutte qu'elle mène en France à l'APHP)

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