La violence à l’encontre des femmes est encore aujourd’hui un problème majeur en matière de santé publique et de défense des droits de l’homme à travers le monde. Une femme sur trois dans le monde, et prés d’une femme sur quatre en Europe est exposée à cette violence. Chaque année, plus de 5 000 femmes de par le monde sont tuées par un membre de leur propre famille pour une question d’honneur. Les femmes et les filles sont les victimes des trafiquants d’êtres humains, pour le travail ou la prostitution. Les mariages forcés, impliquant parfois de très jeunes adolescentes, sont encore aujourd’hui monnaie courante dans de nombreux pays d’Asie, du Moyen-Orient ou d’Afrique sub-saharienne. A travers le monde plus d’une femme sur cinq a été sexuellement abusée durant son enfance alors que les statistiques pour les hommes sont de un sur dix. Les femmes sont les premières victimes des conflits armés, et elles continuent de l’être, en temps que migrantes, notamment aux portes même de l’espace européen.
Les violences a l’encontre des femmes remettent directement en question la portée universelle des droits de l’Homme.
Nous devons réagir, aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix, contre ces violences intolérables, fruits des sociétés patriarcales qui ont de tout temps opprimées les femmes. Si aujourd’hui entre 70 et 80% des victimes de conflits armés sont des civils, les femmes restent les plus touchées. Elles subissent les tortures, les viols, les humiliations dans les prisons et les camps de refugiés, voir jusque dans leurs foyers.
Nous devons faire de la lutte contre ces violences un élément crucial de notre lutte pour la réalisation de la paix !
Les violences contre les femmes sont malheureusement, de par leurs natures même, souvent invisibles, se déroulant bien souvent derrière les portes closes du foyer. La violence est une arme destinée à soumettre les femmes et est donc un enjeu de pouvoir. En temps que tels, ces problèmes doivent être appréhendés a l’aune d’une logique égalitaire et émancipatrice. Tant que le système capitaliste, basé sur les rapports de domination, sera maintenu, les inégalités juridiques et sociales continueront d’exister, légitimant les violences faites aux femmes par les Etats et les individus. C’est donc a ce niveau que nous devons agir, particulièrement au sein même de l’Union Européenne mais aussi dans toute l’Europe.
La violence et le silence doivent s’arrêter.
Le Parti de la Gauche Européenne est une organisation politique et culturelle qui souhaite donner la parole aux femmes. Nous luttons pour l’abolition des rapports de domination liés au travail salarié mais également pour la disparition de toutes les formes de discriminations et de violences, quelles soient basées sur des considérations ethniques, religieuses ou sexuelles. Nous luttons pour une autre société basée sur des valeurs humanistes et sur le respect effectif des droits de l’Homme, a travers par exemple la possibilité pour les jeunes d’aborder les questions de genres grâce a des programmes éducatifs particuliers.
Le Parti de la Gauche Européenne exige que la laïcité soit reconnue et rendue effective dans tous les Etats. L’organisation défend les droits des femmes : liberté de choix et libre-accès a la contraception et a l’avortement. Nous demandons également que soit rendu illégaux et donc condamnables les actes de mutilations sexuelles et les mariages forcés.
Le Parti de la Gauche Européenne et l’ensemble des partis membres renouvellent leur appel auprès des décideurs européens et de l’Union pour que les lois visant a mettre fin aux violences faites aux femmes soient renforcées. Ces lois et les politiques publiques qui en découlent doivent être focalisées sur des programmes de prévention et de détection des violences ; elles doivent également être accompagnées de budgets conséquents et pérennes, afin d’aider les victimes. A cela doit s’ajouter une garantie juridique permettant aux femmes migrantes de jouir de leurs droits au sein de l’Union, quelque soit leur statut.
Le 25 novembre, Journée internationale contre les violences faites aux femmes, l’accent devra être mis sur le droit des femmes a l’auto-détermination a travers des actions communes et coordonnées. Les violences sexistes générées par la domination machiste et patriarcale doivent être combattues.
Le Parti de la Gauche Européenne, en temps que mouvement de libération par et pour les femmes et les hommes, lutte pour un accès égal et paritaire a la sécurité sociale et aux soins médicaux. Nous luttons également pour l’égalité salariale, l’accès a l’éducation et la possibilité pour toutes et tous de vivre librement. Nous combattons enfin pour que soit rendu effectif le principe de parité en politique comme dans l’ensemble des domaines de la vie sociale et économique.


