TOGETHER WE SAY THAT ANOTHER EUROPE IS POSSIBLE

Actualités / 07 oct. 2008

Aller aux actualités

Pour des standards sociaux minimums en Europe : la résolution du 4 octobre 2008

Le système du capitalisme ne définit aucun minimum, aucune limite inférieure pour la rémunération du travail humain. En même temps, ledit système vise à étendre à l’infini le nombre...

Le système du capitalisme ne définit aucun minimum, aucune limite inférieure pour la rémunération du travail humain. En même temps, ledit système vise à étendre à l’infini le nombre d’heures de travail des employés. Les relations professionnelles deviennent de plus en plus précaires dans la presque totalité des pays européens. Le dumping social et salarial frappe avant tout les femmes et les immigrants.

C’est la raison pour laquelle nous, le réseau des syndicalistes du Parti de la Gauche Européenne, sommes de l’avis qu’il est absolument indispensable de faire un premier pas en adoptant un certain nombre de standards sociaux minimums.

Nous demandons au groupe parlementaire de gauche au sein du Parlement européen et au Parti de la Gauche Européenne de soutenir nos projets. En contrepartie, nous nous engageons à nous battre pour ces positions au sein de nos partis et syndicats.

Salaire minimum

Nous demandons l’introduction d’un salaire minimum légal ou l’application généralisée de schémas salariaux dans les conventions collectives dans tous les pays d’Europe. De tels salaires minimums obligatoires, fondés sur la Charte sociale de l’UE, doivent s’établir à hauteur d’au moins 60 pourcent du salaire moyen du pays en question, et également s’appliquer aux travailleurs immigrés et étrangers.

Nous luttons pour des salaires minimums bien plus élevés que le seuil de pauvreté des pays de l’UE.

Des salaires minimums garantissent une vie décente à tous les travailleurs et aident, au niveau sociopolitique, à défendre le droit à un enseignement public, une santé publique et d’autres services sociaux de bonne qualité.

Heures de travail

Le maximum d’heures de travail par semaine légalement permis ne peut dépasser, en moyenne, les 40 heures. Tous les textes juridiques européens et nationaux dans ce domaine doivent être adaptés à cette limite. Nous militons pour une semaine de 35 heures au niveau européen, soutenant ainsi le projet de la CES et de ses syndicats membres nationaux.

Retraite

En général, nous demandons un âge légal de retraite de 60 ans. Cependant, des législations nationales permettant un âge de retraite plus bas doivent être défendues.

Nous nous opposons strictement à toute régulation en faveur d’une extension de la vie de travail. Nous luttons pour des pensions de retraite publiques appropriées pour tous, qui dépassent le seuil de pauvreté du pays en question.

Représentation des intérêts des travailleurs

Le capital opère partout en Europe. Les stratégies des sociétés ne connaissent pas de frontières. En conséquence, la représentation des intérêts des travailleurs doit se faire à l’échelle européenne, elle aussi. Passer par des commissions sectorielles européennes serait une solution adéquate dans ce contexte.

Droit de grève

Nous demandons le respect du droit de grève des syndicats (qui comprend le droit de grève politique) ainsi que le libre développement de syndicats indépendants dans tous les pays européens. Notre réseau soutient toute activité syndicale, à tous les niveaux, qui se batte pour le droit à la grève paneuropéenne et contre les effets négatifs qui frapperaient les travailleurs, chômeurs, jeunes, femmes et immigrés en Europe.

L’avenir de la jeunesse

Tout jeune en Europe doit avoir le droit à un emploi qui lui permette de mener une vie décente, dans de bonnes conditions, et de participer de manière appropriée à la vie sociale et culturelle. En vue d’atteindre cet objectif, les jeunes doivent avoir accès à un système d’enseignement et d’apprentissage gratuit de haute qualité. Des formations de bas niveau ne leur servent à rien. Pourtant, en réalité, la précarité frappe souvent les jeunes, et ce dans tous les aspects de leur vie et de leur existence.

Santé et sécurité

Nous soutenons les décisions du Congrès de la GE de Prague.

Nous demandons que les syndicats des pays de l’UE puissent, sans restriction, signer des conventions collectives locales, nationales, internationales et européennes. Ceci implique la possibilité d’organiser des grèves visant à mettre en œuvre cette revendication. En tant que membres du mouvement syndical, et en tant que citoyens politiques, nous allons essayer d’obtenir le soutien des partis politiques et de leurs candidats, aussi bien dans nos pays qu’au niveau européen, et notamment en vue des élections au Parlement Européen de juin 2009.

Les participants de la 4 e réunion du réseau des syndicalistes du Parti de la Gauche Européenne soutiennent la lutte des employés du groupe Volkswagen en défense de la « loi VW ». Cette dernière garantit l’avenir des usines de Volkswagen, SEAT et Skoda partout dans le monde.

Nous demandons à tous les membres du Parlement européen de soutenir les demandes de maintien de la loi VW.

Barcelone, le 4 octobre 2008

Agenda