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Actualités / 23 juil. 2016

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L’université d’été du Parti de la gauche européenne s’inaugure avec un débat sur l’Europe depuis le Brexit

La gauche européenne se réunît en Toscane avec plus de 260 participants issus de 31 pays.

L’inauguration de la 11e université d’été du Parti de la gauche européenne s’est tenue hier, en début de soirée en Toscane, avec plus de 260 participants de 31 pays différents

Pendant les quatre prochains jours Chianciano Terme sera l’endroit où la gauche européenne discutera et analysera l’actualité dans ses aspects politiques, économiques et sociaux, à quelques mois de l’organisation de son quatrième congrès qui se tiendra à la fin de l’année à Berlin.

C’est Fabio Amato, membre de la direction de Refondation communiste, qui a ouvert cette école de réflexion qui se terminera samedi prochain. Amato a rappelé qu’hier, le 20 juillet, cela faisait précisément 15 ans que Carlo Giuliani mourait sous les coups de feu d’un policier pendant les manifestations organisées par le Forum social de Genova contre le sommet du G8. Ce fut des protestations de désobéissance face à la néo globalisation. Hier, le dirigeant italien a insisté sur la nécessité de continuer à dire qu’un autre monde est possible et nécessaire. Il a exprimé cela en rappelant qu’aujourd’hui, cette Union européenne est fondée sur le libre échange des marchés, les conflits, les inégalités, la précarité, la montée du fascisme, l’extrême droite et le racisme. On la considère plus comme un problème que commue une solution, c’est pour cela, a-t-il ajouté, qu’il faut promouvoir une alternative.

La vice-présidente du PGE, Maite Mola, fut la première à prendre la parole lors de la plénière qui traitait du scenario de l’Europe depuis le Brexit. Contó que la decisión de los británicos mostraba una respuesta de rechazo a la política de esta Unión Europea capitalista pero que, en cualquier caso, hace falta más tiempo para llegar a las grandes conclusiones sobre el resultado de la salida. De momento se empezará a ver los efectos en la economía y en la población de la UE que vive en el Reino Unido. De momento se (empezara ) a ver los efectos en la economía y en la población de la UE que vive en el Reino Unido.

 

Le referendum au Royaume Uni a eu lieu le 23 juin, seulement trois jours avant les élections législatives en Espagne. Le 24, plus de douze millions d’espagnols  se sont levés en écoutant les résultats de cette consultation. Ces annonces allaient de pair avec les réactions des candidats à la présidentielle du Parti socialiste, de la nouvelle droite de Ciudadanos, et de la droite traditionnelle du Parti populaire. Avec des mots différents, tous exprimaient le même concept de démocratie : on ne peut pas laisser les gens prendre des décisions sur des questions importantes. Tous ces messages se sont cristallisés pour cultiver la peur de ce qu’il pouvait se passer si la gauche gagnait les élections.

Face à cette Europe depuis le Brexit, Maite Mola pose deux préoccupations sous forme d’interrogation : pourquoi la droite et l’extrême droite occupent un espace si grand en Europe et que faisons nous de mal à gauche, avons-nous un projet et sommes-nous capables de le communiquer ?

Elle a conclu que la solution n’était pas de reformer l’Europe mais de construire un autre modèle régional européen.

Pour que la refondation soit crédible il faut rompre avec le passé et l’unique solution est de passer par la désobéissance des traités de l’Union européenne, de la BCE, de la Troïka et des autorités indépendantes. C’est Haris Golemi qui s’exprime à son tour, au nom de Transform! dénonçant que les parlementaires nationaux sont obligés de soumettre leurs propositions de loi au bon vouloir de la Commission européenne.

Golemis situe le résultat du Brexit dans un contexte national et international complexe, qui va de la crise des refugiés, au terrorisme, aux différentes élections européennes de cette année, « Nuit Debout » en France et les mobilisations contre la loi travail etc. en disant  que le Brexit est le dernier et plus gros problème de la structure du projet européen.

Il a insisté, comme Fabio Amato, sur le fait qu’aujourd’hui, l’Union européenne est un projet discuté de toute part et pour cause : le manque de démocratie, l’austérité, les inégalités et les guerres impérialistes. La gauche radicale doit transformer ce rejet en un plan alternatif économiquement à partir des contestations constructives. Et pour cela, ajoute-t-il, il faut examiner les possibilités de créer une grande alliance entre les partis, les syndicats et les mouvements sociaux, en incluant les sociaux-démocrates qui continuent à se positionner contre le néolibéralisme.

L’Eurodéputée italienne du PCR Eleonora Forenza a aussi défendue que l’idée de reformer l’Europe à travers de la démocratisation des institutions parce que : « l’Union européenne est seulement un marché (…) un dispositif pour protéger la classe dirigeante sans s’occuper des travailleurs ». L’objectif, a-t-elle conclu, c’est de construire la lutte, les conflits sociaux et les partis de gauche.

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