Le Parti de la gauche européenne demeure hostile à toute intervention militaire en Syrie.
Nous condamnons les crimes commis contre le peuple syrien depuis maintenant deux ans et réclamons la vérité sur l'usage des armes chimiques et la présentation des preuves devant les Nations unies.
Face à ces atrocités, il ne faut pas laisser l'émotion prendre le pas sur la raison : les bombes ne sauveront aucune vie syrienne. Elles mettraient en danger l'ensemble des peuples d'une région déjà sous tension, du fait même du jeu des grandes puissances prêtes à tout pour préserver leurs intérêts géopolitiques.
Les voix qui s'élèvent contre la guerre sont de plus en plus nombreuses : Ban Ki Moon, le Pape François, le parlement britannique, Herman Van Rompuy... Les sondages indiquent que les peuples européens y sont opposés. Tout ceci sonne comme un appel à la raison face aux « va-t-en guerre » des USA et du gouvernement français.
Dans ces conditions le devoir de la communauté internationale est de relancer le processus politique et chercher la paix à tout prix. Catherine Ashton doit être porteuse de l'opposition des européens à la guerre et agir au nom de l'UE pour une solution politique.
La Russie propose la mise sous contrôle international des armes chimiques syriennes et leur destruction. Cette proposition reconnue par les Etats-Unis et le régime syrien, soutenue par la Chine et l'Iran, peut être un premier pas pour ouvrir la voie à une solution politique.
L'ONU, par la voix de son secrétaire général, Ban Ki-Moon, est prête à superviser la destruction des armes chimiques. C'est ce chemin qu'il faut prendre pour parvenir à une solution politique par l'organisation d'une conférence internationale de paix, et permettre la fin des violences et la démocratie pour le peuple syrien.
Parti de la gauche européenne
Bruxelles, le 11 septembre 2013
Original Language / FR



